ToppFR 18

De Bayoen ! (wiki)
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Tournoi Online de Puyo Puyo
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Date Récurrent
Jeu Puyo VS
Participants Joueurs francophones
Organisateur Blueflower
Format Double élimination en FT10
Ancien site officiel http://www.doomeer.com/puyo/
Page d'accueil du tournoi

Informations

Date: 14 juin 2013

Participants:

xenotypos SaYYaS DooMeeR Ojama ccc

Résultats


Compte-rendu

There is a new sheriff in town!

C’était une fin d’après midi tranquille dans la petite ville de Puyo Gulch, le soleil descendait doucement dans la rue principale, caressant le visage des passants.
Les voyageurs de la diligence et les cow boys fourbis par une journée harassante s’étaient donné rendez-vous dans l’unique bistrot de la bourgade : le ToppFr Saloon.

Tous buvaient, mangeaient, riaient au son d’un piano désaccordé sur lequel trônait le message « Ne tirez pas sur le pianiste ». Soudain on entendit le bêlement d’une chèvre au dehors, et le festif vacarme de la foule fit progressivement place à une rumeur inquiétante.
Cling cling cling... Des bruits d’éperons se firent de plus en plus présents et par-delà les portes battantes du débit de boisson une silhouette se dessina. Le grincement des portes s’ouvrant faisaient écho au silence absolu qui régnait maintenant dans la salle, et un mystérieux homme sombre, le corps dissimulé par son poncho et le visage masqué par un grand chapeau, se dirigea vers le comptoir. Si sa tenue était décrépie et son odeur plus proche de celle du bouc que de l’être humain, son allure, elle, était celle d’un homme sûr et déterminé, il dégageait une force animale qui ferait papillonner des yeux la plus prude des religieuses.

« Patron un whisky »
« Désolé l’étranger mais ici on ne sert que les gens qui ont de quoi payer »
« J’ai de quoi payer... »

Les deux caïds de la ville, ccc et Ojama, plus grandes gueules que vraiment dangereux, s’approchèrent de l’homme sombre.

« Tu ferais mieux d’utiliser ton argent pour te payer un bain l’étranger »
« On aime pas trop les bouseux dans ton genre à Puyo Gulch »
« Ouais tu devrais payer ne serait-ce que pour qu’on te laisse venir ici »
« Ouais file moi ta bourse »
Joignant le geste à la parole ccc tendit le bras vers la poche de l’homme au chapeau, mais celui-ci, passablement irrité, souleva dans un grand mouvement circulaire son poncho et dévoila un fusil à deux coups.
Pour ccc et Ojama le temps se figea alors, et seule la voix de l’étranger, en annonciatrice funèbre, résonna encore dans leurs têtes « Hell ! » Le premier coup partit et ccc se retrouva projeté plusieurs mètres plus loin.
« Fire !!! » La deuxième décharge fut autant meurtrière que la première et Ojama fut séparé de sa mâchoire de plusieurs longueurs. Les quelques secondes de silence qui suivirent ces deux coups de tonnerres semblèrent paraître des heures aux yeux de l’assistance, et c’est l’étranger qui brisa la glace : « Alors ce whisky ? ».
Le barman dévisagea alors l’homme sombre, ses yeux sortirent tellement de leurs orbites qu’il aurait pu faire du bilboquet avec. « Mais mais je vous reconnais... C’est vous shérif Xenotypos, j’en suis sûr ! Il n’y a que vous pour oser sortir avec ce genre d’arme ! » « Possible, mais ta découverte n’étanche pas ma soif l’ami... »
Les portes s’ouvrirent à nouveau, un homme vêtu tout de blanc, une gageure dans un pays si sale, et portant un colt GTR brillant comme un miroir de bordel à son ceinturon, s’approcha l’air décontracté.
« Allons allons qu’est ce que c’est que tout ce raffut ? Diantre diantre ces deux vauriens ont sans nul doute eu ce qu’ils méritaient, mais je vais devoir arrêter le responsable de ce remue-ménage, et vu la tête ahurie de mes concitoyens je dirais que le responsable c’est vous étranger... Au nom de la loi je vous arrête ! Tournez vous étranger ! »
Xenotypos voulu réitérer son vire-voltage mortel, mais à peine s’était-il retourné le hellfire à la main que d’un coup précis l’homme de loi fit sauter le chien de son canon portatif.
« Vous ne le savez peut-être pas mais je suis le nouveau shérif de cette ville, laissez moi me présenter : shérif SaYYaS, à votre service. Je vais d’ailleurs mettre tout de suite mes talents à profit pour vous montrer le chemin de la prison, même si je me doute que vous le connaissez déjà, n’est-ce pas, monsieur l’ex-shérif Xenotypos ? »

Xenotypos ne trouva pas le sommeil ce soir là, il faut dire que le confort très relatif de la paillasse de la prison et la compagnie des rats ne l’aidaient sûrement pas, mais ça en fait il s’en fichait bien, il avait vécu pendant 6 mois dans les montagnes, seul au milieu des chèvres, au grand air, alors ce lit de fortune pour lui c’était le Hilton. Non ce qui l’empêchait de dormir c’était cet échec au saloon, il avait rendu les armes face au premier galant venu, et ça il ne le supportait pas, car ces 6 mois devaient lui permettre de retrouver son niveau, de le rendre meilleur, au lieu de ça il avait retrouvé un instinct animal, prêt à s’emporter au moindre mouvement. En ce moment, il se haïssait.
« Hey le clodo debout tu as le visite ! »
Son geôlier avait déjà oublié qu’il avait bossé pour lui à une époque... Tant pis je n’ai que ce que je mérite se dit Xenotypos. En découvrant qui était son visiteur l’ex homme de loi eu un léger sourire « Salut le DooMaire ».
Le vieux maire DooMeeR régnait sur Puyo Gulch depuis de longues années, mais depuis l’apparition du nouveau shérif son pouvoir avait sensiblement diminué.
« Veux-tu cesser de m’appeler comme ça, je t’ai déjà dit que ça ne faisait rire que toi ! Et puis tu n’es pas en position de la ramener, demain tu goûteras à la potence pour ce que tu as fait ».
« Tu n’es venu me voir pour me dire ce que je sais déjà "DooDoo", qu’est ce qui t’amène au chevet d’un condamné ? » « Je ne sais pas ce que tu as fais pendant ces 6 mois, je ne sais pas ce qui t’a transformé autant, je ne te reconnais pas, mais en souvenir du bon vieux temps je veux bien te faire une faveur : si je te laisse sortir d’ici tu me débarrasses du nouveau shérif, ce joli cœur me court sur le haricot et les élections approchent, je n’aimerais pas qu’il me prenne mon gagne-pain tu comprends. » « Je vois... Comment veux-tu que je m’y prenne ? »
« Ça se sont tes oignons, moi ce qui m’intéresse c’est le résultat ».
« Ok, mais ça te coûtera un whisky, personne n’a encore veillé a étancher ma soif ».
Après un concours de boisson entre l’élu et le prisonnier, que le maire perdit, la nuit poursuivit son cours.

Le lendemain matin l’oeil encore enfariné le geôlier sonna l’alarme quand il découvrit que la petite cellule était vide.
On dépêcha tout de suite quelqu’un pour aller réveiller le shérif SaYYaS, et celui-ci à peine sortit de chez lui tomba sur Xenotypos qui l’attendait tranquillement au milieu de la rue.
« Suis-je si bon shérif que les truands se rendent directement à ma porte ? »
« Hier tu m’as pris de court, j’avais soif »
« J’ose espérer que tu as pu satisfaire ce besoin »
« Oui mais j’en ai un autre : maintenant j’ai soif de vengeance ! »

Les gens commencèrent à s’amasser aux bords de la rue, le photographe du journal local, pe1port, arriva juste à temps pour immortaliser la scène.
Le duel tant attendu entre le passé et le présent de la justice puyienne allait avoir lieu !
Le vent soulevait le sable de l’avenue, le bruit des corbeaux et autres charognards étaient les seuls éléments mobiles d’une scène sous haute tension : là, face à face, deux hommes qui n’ont en commun que leur métier et leur art à manier les armes s’apprêtaient à mettre un terme à la vie de l’autre.
La grande horloge allait bientôt sonner l’heure, le temps sembla ralentir et d’un dernier mouvement de son rouage la lutte fut lancée. Les coups partirent si vite qu’on en entendit qu’un seul et d’ailleurs seulement un toucha sa cible. Fébrile, comme pris d’une hésitation, Xenotypos chancela et posa un genou à terre... Il perdit son regard au loin, vers ses montagnes adorée et ferma les yeux pour la dernière fois, le sourire aux lèvres...(ccc)